Bilan du projet sur l’utilisation des plantes de brousse comme intrants naturels

By 19 février 2019Non classé

Bilan du projet sur l’utilisation des plantes de brousse

51000
budget total
24
mois d'action
29
du projet est financé par SEED Foundation
Projet

Fertiliser grâce aux plantes de brousse

Localisation

République du Congo – Brazzaville, arrondissement de Madibou

Dates du projet

Janvier 2017 – décembre 2018

Partenaires
ESSOR et AGRIDEV

Retour sur les résultats du projet mené par ESSOR et AGRIDEV au Congo Brazzaville dont l’objectif était de mieux exploiter et valoriser les ressources locales disponibles en abondance pour réduire les produits chimiques dans les productions agricoles.

Pour mener à bien ce projet, les porteurs ont misé sur un renforcement des compétences, via les techniques agroécologiques pour améliorer la production de légumes feuilles sur les plans quantitatifs et qualitatifs et ainsi d’augmenter les revenus.

En savoir plus sur ce projet

Instaurer un dispositif de formation agricole adapté au contexte local et aux problématiques rencontrées par les maraîchers

Le projet a permis de développer une approche participative qui a été le principal facteur d’appropriation et de succès du projet comme en témoigne l’adoption des pratiques agroécologiques promues par le projet (94% des maraichers pratiquent au moins 5 pratiques agroécologiques promues par le projet) mais aussi la Formation Agricole Participative (FAP) qui a permis entre autres de vulgariser les pratiques simples d’agroécologie, de stimuler la production, et de renforcer les compétences des bénéficiaires. Un autre facteur de succès est le fait que l’équipe du projet associe les maraîchers à tous les processus de mise en œuvre des activités.
De plus, tous les modules dispensés sont issus de l’équipe d’ESSOR au Congo, mais également des connaissances des agriculteurs qui se sentent alors valorisés. Par ailleurs, les maraîchers trouvent de nouvelles vertus aux plantes ce qui facilite les expérimentations. Et comme les maraichers(ères) font preuve d’un esprit pratique, les modules conçus et dispensés couvrent leurs besoins collectifs et présentent un contenu plus fonctionnel, ce qui leur a permis d’acquérir des connaissances pratiques qui ont amélioré leurs compétences et facilité leur vie professionnelle.
«J’aime la méthode d’intervention d’ESSOR. On nous accompagne au départ, mais nous restons autonomes et le but est qu’on prenne notre destinée en main. » – Justin, maraîcher

Renforcer la production en mettant en œuvre des pratiques agroécologiques moins consommatrices de ressources naturelles et financières, et valorisant les ressources végétales du terroir

Les résultats sont probants avec 94% des producteurs qui mettent en pratique sur leur parcelle de façon systématique au moins 5 innovations valorisant une ressource végétale locale. De même, 84% des maraichers accompagnés utilisent le purin de Thitonia, 59% utilisent le biofertilisant liquide, 27% utilisent le bio-activateur de croissance à base de moringa, 71% des maraichers utilisent les biopesticides à base des feuilles de papayer, 72% utilisent la cendre pour traiter et 45% utilisent des plantes pièges.
« Avant de connaitre le projet, je m’inquiétais des effets du changement climatique : fortes pluies qui engloutissent la production, pauses pluviométriques de longue durée ce qui fane les plantations. Certains paysans partent s’installer en ville à cause de cela.
Avec tout ce que j’ai appris sur le paillage, la gestion de l’eau, la pépinière sur pilotis, les associations de cultures, j’ai préféré rester auprès des miens et travailler. Je pense que l’agroécologie est la meilleure façon de préserver l’environnement et de me permettre de continuer à travailler la terre »
raconte Justin car grâce à l’agroécologie son rendement agricole s’est amélioré, il économise en ne dépensant plus d’argent dans les engrais.

Lire le témoignage de Justin

Améliorer l’accès aux intrants et la commercialisation des légumes

Depuis janvier 2018, Benoit reçoit des commandes de légumes feuilles par appel téléphonique, il emballe les légumes dans les sacs et les distribue aux différents ménages. Selon Benoit, ses clients préfèrent acheter chez lui car ils savent qu’il produit des légumes agroécologiques, de très bon goût, sans danger pour leur santé, qui se conservent longtemps et dont la cuisson est de courte durée.
Benoit est fier du climat de confiance maraicher-consommateur qui résulte de sa pratique de l’agroécologie et qui se traduit par la fidélité de ses clients. Cette nouvelle stratégie lui permet aujourd’hui d’entretenir 75 ménages par mois pour un revenu moyen de 175.000 FCFA soit 525.000 FCFA par trimestre (800€).
Au total, ce sont 6 unités productives d’intrants agroécologiques et 17 coopératives produisant et commercialisant les légumes agroécologiques qui ont vu le jour à l’issue du projet. Il y a également 118 actions de vente groupée de légumes, 39 actions de vente groupée d’intrant agroécologique et 51 actions d’achat groupé d’intrants qui ont été réalisées.

Lire le témoignage de Benoît

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